Affichage des articles dont le libellé est Christine Lapostolle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Christine Lapostolle. Afficher tous les articles

30 nov. 2022

Un enfant perché sur les épaules de son père

 



Un enfant perché sur les épaules de son père
passe à la hauteur de la fenêtre et regarde à l'intérieur
Survient le cortège des quatre lévriers afghans avec leurs 
    auriges gitans
princes lointains — tentes, tapis, myrrhe, encens
    et bonne étoile
Ne passent par ici que quand il fait gris
J'entends les cloches qui sonnent
il y a d'autres villes, ailleurs
    d'autres destinées sous nos pieds

Christine Lapostolle, Temps permettant, éd. MF, 2022

26 avr. 2019

Mais il y avait une fille, avec une guirlande d'algues autour des épaules
























Mais il y avait une fille, avec une guirlande d'algues autour des épaules, qui avait l'air d'en savoir long sur Ecoldar et qui disait : "Il faut tout prendre. La pratique, ça ne va pas sans la théorie." Elle nous conseillait d'être critique, de discuter, mais de ne pas rejeter. Elle disait, l'art ça ne peut pas être bête, ça ne peut pas être simplement faire. Klee, Malevitch, Kandinsky, si c'est fort, c'est parce qu'ils sont capables de décomposer et de recomposer, c'st parce qu'ils sentaient la complexité des choses. Pour pouvoir transformer ce qu'on éprouve en problèmes de couleurs, de surfaces, de lignes, de dedans et de dehors, il faut avoir prise sur son inquiétude. "Vous ne croyez quand même pas qu'ils ont passé leur vie à faire tous ces tableaux juste pour le plaisir ?"

Christine Lapostolle, "Ecoldar”, éditions MF 2018