27 janv. 2015

« Celui qui ne dit rien
épluche les pommes de terre.
Il en éplucherait
jusqu'au soir et jusqu'à demain
si le tas ne diminuait pas.  »


Fernand Deligny "Essi & Copeaux"

19 janv. 2015


"Il était assis là, en bras de chemise, une chemise d'un beau violet, roulant une cigarette, expliquant ce qui l'avait séduit dans ce pays : "Cette lumière qui change tout le temps, qui se remet en question tous les quarts d'heure, ce vent qui compte autant que les rochers. Mais la lumière surtout : avant d'arriver, à des kilomètres on la reconnaît !"
Il disait encore : "Cela n'existe pas, les vieux peintres : chaque nouvelle peinture est une naissance, une renaissance, on a l'âge de sa dernière peinture !" Ces grandes toiles, ces éclairs bleus et rouges, entrechoqués, vibrants, ces déferlements, cette berlue : "Ah non, ce n'est pas abstrait !" s'écriait-il. Il est vrai qu'à vélo, dans l'effort contre le vent, ou tout en haut d'une côte, parfois, on voit des Bazaine."

Jean-Pierre Abraham, "Ici présent"


"La mer ne laisse aucune trace : elle agite le temps sans donner de réponse. Cessez de m'écrire, crie quelqu'un."

Dorothée Volut, "A la surface" (voix 12)

5 janv. 2015


"À moi les langues de feu qui embrasent"
Madge Gill 
(exposition de la collection Bruno Decharme, La Maison Rouge, Paris)